Un site du Groupe
Les annonces immobilières des agences partenairesavendrealouer.fr
Le Site Immobilier
Accueil  >  S'informer  >  L'actualité  >  Archives acquereur  >  Marché immobilier : pas de baisse des prix en ...

Archives acquereur

Ça vous intéresse - En partenariat avec UNIVERSIMMO.COM

 

 

Marché immobilier : pas de baisse des prix en vue

 

L'augmentation des prix a battu un record historique : + 16,1% en rythme annuel et en moyenne sur la France entière selon les chiffres de la FNAIM*. A ce rythme, les prix vont doubler en moins de 5 ans !

Doit-on considérer comme beaucoup que cette fois la hausse a trop duré et qu'à monter trop haut, les prix vont forcément redescendre ? Ou doit-on suivre les experts qui voient la tendance se poursuivre sans retournement sous l'effet d'une demande moins désolvabilisée qu'on ne le croit ?

Des chiffres surprenants

Il est vrai que le marché immobilier en étonne plus d?un. Il fait preuve d?un dynamisme sans précédent alors qu'on ne cesse de toutes parts d'annoncer un "atterrissage en douceur".

Au troisième trimestre, l'activité en nombre de transactions dément encore une fois cette prévision. Les transactions concernant les maisons poursuivent leur progression (+ 4,8%) alors que les transactions sur les appartements se maintiennent (+ 0,1%). Bien entendu, ce chiffre cache des disparités régionales. En Ile-de-France où le volume des transactions représente 21% du marché national, l?activité a nettement reculé (- 8,3%). On observe le même phénomène dans les régions du Nord et de l'Est (- 6,2%), ainsi que dans le Centre et dans les Alpes (- 2,8%). L?activité progresse un peu dans l?Ouest (+ 2,8%) et nettement dans les régions du Sud : + 7,9% pour le Sud-ouest et + 10,4% pour le Sud-est.

Côté prix la hausse se poursuit. Les appartements ont augmenté en moyenne sur un an de 18,4%, avec un record pour les 2 pièces (+ 20,7%). Les maisons affichent quant à elles un taux plus sage (+ 13,1%). A l?échelle nationale, la progression des prix est uniforme : + 17% en Ile-de-France, + 13,9% dans l'Ouest, + 12,6% pour le Nord et l'Est, + 13,1% dans le Sud-Est. Ce sont les régions du Centre et des Alpes ainsi que du Sud-ouest qui enregistrent les plus fortes hausses avec respectivement +18,7% et +17,6% d?augmentation.

En fait, il se produit partout des rattrapages. Ce sont au final les secteurs les moins chers qui augmentent le plus. C?est le cas à Brest (+ 19%), à Lille (+ 23,2%) et à Bordeaux (+ 22,5%). Quelques villes comme Marseille (+ 21%) ou Lyon ( +23%) où les prix sont plus élevés profitent d?un dynamisme régional. A l?inverse, à Versailles où le prix au m² se situe autour de 4.022 euros, la progression est plus modérée (+ 10,7%), tout comme dans Paris intra-muros (+ 14,5%).

En résumé, on peut dire que l'accalmie annoncée depuis un an n'est pas encore au rendez-vous.

Le spectre de 1990-1991

Mais à défaut d?accalmie, doit-on craindre un krach à l?instar de celui des années 90 ? 91 ?
On tend actuellement à répondre à cette question par la négative car la hausse des prix est nourrie par une demande qui ne semble pas devoir décélérer.

Plusieurs facteurs concourent en effet à entretenir une demande forte. Certains sont strictement sociologiques ? divorce, décohabitation, mobilité professionnelle -, d?autres économiques -marasme de la bourse et souci d'assurer sa retraite. On peut ajouter à cela, un climat de reprise économique qui n'existait pas lors du krach de 1991, l'engouement des ménages pour les résidences secondaires et le retour en force de l?investissement locatif depuis la mise en place du régime Robien pour le neuf et du régime Besson amélioré pour l'ancien.

De toute évidence et quelles que soient les motivations, la demande parvient à suivre la hausse des prix. Ce phénomène peut s?expliquer de plusieurs manières. Première explication : les taux d?intérêt ! Ces derniers historiquement bas depuis plusieurs années ont continué à baisser légèrement tandis que la durée moyenne des prêts s?est sans cesse allongée. Les achats s?effectuant à crédit, la mécanique de baisse des taux et d?allongement de la durée des prêts a contribué à « gommer » les effets de hausse des prix.

Seconde explication : le développement de l?achat avec revente. Les primo-accédants ont en effet cédé la place aux acheteurs déjà propriétaires. Or les acquéreurs qui vendent un bien pour en acheter un autre financent au moins une partie de la hausse des prix par la plus-value réalisée sur la vente.

Troisième explication : le transfert des achats des centres-villes vers les périphéries. Les primo-accédants qui ne peuvent plus suivre la hausse des prix se déplacent vers les secteurs moins chers de la périphérie des grandes agglomérations. Des chiffres cités à l'occasion de la conférence de la FNAIM par Michel Mouillart, professeur à Paris X Nanterre, illustrent ce dernier phénomène de manière flagrante en région parisienne. Alors que les primo-accédants représentent environ 40% des acquéreurs, ils ne sont plus que 30% à Paris, mais dépassent 45% en 1ère couronne ouest et 60% dans le "croissant est" de l'Ile-de-France !

Une situation néanmoins fragile

Bien entendu, ces facteurs ne peuvent jouer indéfiniment. Les taux d'intérêt peuvent difficilement descendre sous les 3%. La durée des prêts peut difficilement excéder 30 ans et le taux de financement ne peut dépasser 100%. De fait, les phénomènes mécaniques qui permettent à la demande de « suivre » la hausse des prix ne seront pas toujours efficaces.

Deux accidents pourraient rompre l'équilibre actuel du marché : une hausse brutale des taux d'intérêt, si les tensions inflationnistes réapparaissaient sous l'effet de l'envolée des prix du pétrole et une poursuite de l'emballement des prix qui mettrait trop d'acquéreurs hors marché !

Doit-on pour autant s'abstenir d'acheter ?

La réponse dépend en fait de la motivation de l'achat. S'il s'agit d'un placement spéculatif, la réponse est incontestablement affirmative car les risques de ralentissement de la hausse sont bien réels et compte tenu des frais d'achat et de revente, l'opération risque au mieux d'être "blanche".

Par contre, tel n'est pas le cas s'il s'agit de se loger ou bien de constituer un patrimoine à long terme. Les spécialistes rappellent que jamais les prix de l'immobilier n'ont reculé de façon durable, en tous cas pas à l'échelle de la durée moyenne de détention qui est entre 25 et 30 ans !

* Fédération Nationale de l?Immobilier.